Nouvelle forte baisse de la dynamique de l'emploi

Tim Goesaert, Karen Huysmans, Thomas Boogaerts, Ludo Struyven en Peter Vets
Avril 2025

Au deuxième trimestre 2023-2024, la dynamique du marché du travail belge a connu un recul important. La dynamique du marché du travail, qui montrait des signes de reprise après la crise du coronavirus, s’est à nouveau fortement dégradée. Ce communiqué fournit une analyse détaillée des tendances actuelles en matière de création et de destruction d'emplois, des entrées et de sorties, ainsi que des différences régionales et sectorielles.

DYNAMIQUE DE L’EMPLOI

La tendance à la baisse du nombre d'emplois créés se poursuit au Q2 2023-2024 jusqu'à atteindre le niveau le plus bas, à l'exception des années de crise économique. Le nombre d'emplois disparus connaît le mouvement opposé. Le nombre d'emplois perdus augmente jusqu'à atteindre le niveau le plus élevé, à l'exception des années de crise. Cela entraîne l'arrêt de l'évolution nette du nombre de postes de travail. Ce recul est principalement dû à une forte évolution nette négative dans l'industrie, le commerce et la construction. Dans les secteurs publics de l'administration, de l'éducation et de la santé, il y a encore une création nette d'emplois.

DYNAMIQUE DES EMPLOYÉES

Le taux de sortie reste au niveau le plus élevé jamais mesuré tandis que le taux d'entrée diminue. Cependant, le taux d'entrée reste exceptionnellement élevé dans une perspective historique. L'évolution du taux d'entrée est la même pour l'entrée vers le "travail" et le "non-travail". En ce qui concerne le taux de sortie, nous constatons que l'évolution stable cache une dynamique sous-jacente. Depuis le Q2 2021-2022, le taux de sortie vers le "non-travail" a fortement augmenté chaque année tandis que le taux de sortie vers le "travail" diminue fortement. Le taux de churning reste à son niveau exceptionnellement élevé des deux années précédentes.

ÉVOLUTION RÉGIONALE

Dans les trois régions, l'évolution nette des emplois est presque à l'arrêt. Alors qu'elle est encore légèrement positive en Wallonie et à Bruxelles, nous observons une évolution négative en Flandre. À Bruxelles et en Wallonie, tant la diminution que l'augmentation des emplois ont fortement chuté. En Flandre, cela ne concerne que l'augmentation des emplois. La diminution augmente même légèrement en Flandre. En ce qui concerne la dynamique des employées, nous observons de fortes différences. Le taux d'entrée diminue à Bruxelles et en Flandre mais se stabilise en Wallonie. Le taux de sortie augmente à Bruxelles et en Wallonie, tandis qu'il reste stable en Flandre.

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