Plus de destruction d’emplois et moins de création d’emplois vers la fin de la période 2024-2025
Au Q4 2022-2023, nous avons enregistré une croissance nette de 26.687 emplois, portée par un niveau élevé d’entrées et une forte création d’emplois. Au Q4 2023-2024, cette croissance nette est retombée à 14.413 emplois. Ce recul s’explique par une hausse des sorties (+1,6%), qui s’est traduite à son tour par une augmentation de la destruction d’emplois (+2,9%) et une diminution de la création d’emplois (-3,1%). Les entrées sont restées quasiment stables (-0,1%).
Les chiffres provisoires du Q4 2024-2025 indiquent que le moteur de l’emploi s’est arrêté. L’évolution nette bascule même en légère contraction, avec 2.321 emplois de moins qu’un an plus tôt. Ce recul est à nouveau causé par une forte baisse de la création d’emplois (-5,0%) et par une hausse de la destruction d’emplois (+3,2%). La dynamique des travailleurs s’affaiblit au cours de cette période, la baisse des entrées étant particulièrement frappante (-3,4%). Cela met clairement la création d’emplois davantage sous pression.
Cette période de croissance nulle se poursuit. À la fin du premier trimestre de 2026, les estimations de l’ONSS font état d’une hausse nette limitée des postes de travail et du volume de travail (principalement dans les services marchands et non marchands), avec toutefois une légère diminution du nombre de travailleurs salariés occupés.